IMPRESSIONS D'EUROPE
2, rue du Roi Albert - 44000 Nantes
 

Bienvenue sur le site d'Impressions d'Europe


Association loi 1901, consacrée à la promotion des littératures européennes, du livre et de la lecture, est le fruit d’un rebondissement.

Étayée par une équipe de partisans des lettres, héritière d’un passé combatif, elle ressuscite, au cours de rencontres périodiques au Printemps et en novembre, les projets littéraires, par son fondateur Yves Douet et son coordinateur Patrice Viart, témoignant de la présence vivante à Nantes et en Région des Pays de la Loire du roman de l’Europe.




PROGRAMME ACTUALISÉ (novembre 2021)

RENCONTRES LITTÉRAIRES NORDIQUES

Danemark - Finlande - Islande - Norvège - Suède
03 au 05 décembre 2021
Espace Cosmopolis - 18 rue Scribe - Nantes

BIENVENUE
À NAMSBORG

Les Normands sont venus plusieurs fois à Nantes, les premières fois pour des raisons peu littéraires. Nous leur devons notamment l’un des tout premiers incendies de la cathédrale, en 843, ainsi que la transformation de notre cité en royauté viking au Xe siècle, sous le règne du sympathique Rögnvaldr.

Ils revinrent bien plus tard, en 2007, 2009 et 2012, cette fois pour des raisons plus pacifiques, lors des Rencontres littéraires d’Impressions d’Europe.
Le succès que rencontrèrent ces éditions prouve que les Nantais ne sont pas rancuniers ou qu’ils aiment particulièrement la littérature scandinave. Ils n’ont pas tort (dans les deux cas) et nous souhaitons, cette année encore, leur donner raison.

Car s’il est connu que les Normands ne connaissent pas la peur, nous ne craignons pas, quant à nous, de nous réinventer : 2021 sera placée sous l’étoile de la nouveauté, avec une grande soirée d’ouverture à l’Espace Cosmopolis et au Pannonica consacrée à Ibsen, des interventions d’écrivains dans les collèges et les lycées de la région, trois superbes expositions photographiques ou encore la diffusion du triptyque de Bo Widerberg, le chef de file de la Nouvelle vague scandinave des années 1960.

Quant à la littérature, comme toujours et sous toutes ses formes au coeur des Rencontres, place aux jeunes auteurs, place aux femmes, place à la société nordique d’aujourd’hui…
Bonne lecture, à bientôt !



ÉCRIVAINS NORDIQUES REÇUS PAR IMPRESSIONS D’EUROPE EN 2007, 2009 ET 2012.

DANEMARK : LEIF DAVIDSEN, JENS CHRISTIAN GRØNDHAL, ISELIN C. HERMANN, LARS HUSUM, JOSEFINE KLOUGART, HENRIETTE RASMUSSEN, JØRN RIEL, JANE TELLER  RIIKKA ALA-HARJA, KARI HOTAKAINEN, LEENA LEHTOLAINEN, ROSA LIKSOM, RIIKKA PULKKINEN, MATTI RÖNKÄ, LARS SUND, JARI TERVO  ISLANDE : EINAR MÁR GUÐMUNDSSON, STEFÁN MÁNI, KRISTÍN ÓMARSDÓTTIR, JÓN KALMAN STEFÁNSSON, ÁRNI THÓRARINSSON  NORVÈGE : KJELL OLA DAHL, HELGA FLATLAND, KJARTAN FLØGSTAD, HALFDAN W. FREIHOW, ASBJØRN ØVERÅS, TORE RENBERG, GUNNAR STAALESEN, ANNE ØSTARVIK, THORVALD STEEN  KARIN ALVTEGEN, STEFAN CASTA, PER OLOV ENQUIST, CHRISTINE FALKENLAND, JONAS KARLSSON, JONAS HASSEN KHEMIRI, BJÖRN LARSSON, KATARINA MAZETTI, HÅKAN NESSER, SARA STRIDSBERG, JOHAN THEORIN, ANIKA THOR, CARL-HENNING WIJKMARK.

VENDREDI 3 DÉCEMBRE 2021

16h Bande dessinée et roman graphique :
« Un rêve d’Europe »
Modérateur : Henri Landré, journaliste à Jet FM

FABIAN GÖRANSON
(1978, Suède)
Dessinateur, éditeur et traducteur, il démarre sa carrière en publiant ses bandes dessinées dans les revues Galago, Ordfront Magasin et l’hebdomadaire Arbetaren. En 2006, il publie Gaskriget (La Guerre du gaz), chronique du début des années 2000, très personnelle et engagée politiquement. En 2010 sort Inferno, inspiré de l’oeuvre d’August Strindberg, qui à sa sortie connaît un considérable succès. Il vit et travaille à Stockholm.
Dernier titre paru
Un rêve d’Europe, trad. Sophie Jouffreau, Rackham, 2019

Durant l’été 2017, Fabian Göranson a fait le tour de l’Europe en compagnie de son ami Daniel Berg. De Stockholm à Berlin, de Bruxelles à Nantes ou encore de Marseille à Gênes, le voyageur va à la rencontre d’artistes et d’activistes, de chercheurs et de journalistes, sans jamais oublier de s’immerger dans le flot vital qui parcourt le continent.

Étape après étape, à force d’observation, d’écoute et d’interrogations, Göranson dresse un portrait sans fard d’un continent coincé entre un héritage historique lourd à porter et un avenir qui se resserre. Honnête et lucide, mais aussi poétique et ironique, Un rêve d’Europe ébranle nos idées reçues et nos certitudes. Il invite à une remise en question globale sur l’Europe, aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

Projection de planches, croquis, dessins pendant le débat, puis dédicaces.
17h Ouverture de la Grande librairie nordique

18h Discours d'inauguration

18h15 Le Grand débat d’ouverture : Henrik Ibsen :
« La seule vraie rébellion est la recherche du bonheur »
Modérateur : Thierry Guichard, directeur de publication du Matricule des Anges

Usant d’une langue peu répandue, né dans un petit port du sud de la Norvège, Henrik Ibsen (1828-1906) est devenu l’auteur dramatique le plus discuté et le plus controversé de son époque, idolâtré par James Joyce, George Bernard Shaw et Henry James. Il est tenu aujourd’hui pour l’un des dramaturges majeurs de tous les temps.

ÉLOI RECOING
Maître de conférences à l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, Éloi Recoing est metteur en scène, auteur de pièces de théâtre, d’ouvrages critiques et d’articles sur la poétique scénique et la traduction théâtrale. Il est le traducteur de nombreuses pièces d’Henrik Ibsen : Une maison de poupée, Le Canard sauvage, Rosmersholm, Quand nous nous réveillons d’entre les morts, Brand…, toutes publiées par Actes Sud-Papiers.

STÉPHANE BRAUNSCHWEIG
Après des études de philosophie à l'ENS, Stéphane Braunschweig rejoint l’école du Théâtre National de Chaillot, dirigé par Antoine Vitez, et fonde sa compagnie, Le Théâtre-Machine, en 1988.
Successivement directeur du Centre dramatique national d'Orléans (1993-1998), du Théâtre national de Strasbourg et de son école (2000-2008), du Théâtre national de la Colline (2010-2015), et depuis 2016 de l’Odéon-théâtre de l’Europe, il a mis en scène des œuvres d'Eschyle, Sophocle, Shakespeare, Molière, Racine, Kleist, Büchner, Ibsen, Tchekhov, Wedekind, Pirandello, Brecht, Horváth, Beckett et d'auteurs contemporains tels qu'Hanoch Levin ou Arne Lygre.
À l’Opéra, il a été invité par les plus grandes maisons, de la Scala de Milan au Festival d’Aix-en- Provence en passant par La Monnaie de Bruxelles ou le Théâtre des Champs-Elysées. C’est là qu’il vient de créer sa dernière mise en scène : Eugène Oneguine de Tchaikovski.
À noter que Stéphane Braunschweig est également le scénographe de ses spectacles, et parfois le traducteur des textes qu’il met en scène (notamment pour Pirandello et Arne Lygre).

Ibsen est certainement l’un de ses auteurs de prédilection, avec sept productions entre 1996 et 2018 : Peer Gynt, Les Revenants, Brand, Une maison de poupée, Rosmersholm, Le Canard sauvage, Solness le constructeur.

ROY JACOBSEN
(1954, Norvège)
Roy Jacobsen est l’un des auteurs les plus appréciés par la critique et le public norvégiens.
Ses livres – Les Bûcherons, Le Prodige, Les Invisibles, Mer blanche, Les Yeux du Rigel – publiés chez Gallimard, l’ont révélé au public francophone et consacré l’auteur sur le plan international. Il est aussi un grand admirateur de l’oeuvre de Henrik Ibsen.
Pendant le débat : lectures à voix haute d’extraits d’Une maison de poupée par Anne-Pauline Parc et Céline Grolleau. Accompagnement au piano par Antoine Rousseau.
20h Pause : Buffet et dégustation de bières nordiques « Einstok Icelandic Toasted porter »,
« Oppigårds New Sweden IPA »

20h30 Film : « Maison de poupée »
« Maison de poupée » de Joseph Losey (1972)
d’après la pièce d’Henrik Ibsen, avec Jane Fonda, Edward Fox, Trevor Howard, Delphine Seyrig…
(106 min. V.O.S.T.)

En Norvège, pour aider son mari, une femme a contracté un emprunt en imitant la signature de son père. Quand l’époux découvre la vérité, il est furieux. Sa femme prend alors la décision de le quitter…
D’après la pièce d’Ibsen, un portrait de femme tourmentée en quête de liberté. L’atmosphère pesamment bourgeoise du théâtre d’Ibsen filmée par Joseph Losey.
20h30 Concert : «Frost, le souffle du nord» (Le Pannonica)

Helene Arntzen (saxophone), accompagnée par Franck Monbaylet (piano), nous amène à la découverte de l’âme du Nord en évoquant ses créatures imaginaires, la puissance de son paysage et l’exigeante étrangeté de sa poésie. Des compositions originales autour de contes et poèmes d’auteurs norvégiens se mêlent aux adaptations et arrangements de musiques traditionnelles scandinaves, ainsi qu’aux compositions
d’Edvard Grieg, essentiellement tirées des suites de Peer Gynt d’ Henrik Ibsen, revisitées en jazz.

Entrée libre. Réservation conseillée au 02 51 72 10 10


SAMEDI 4 DÉCEMBRE 2021

14h45 « La société nordique : un modèle de société ? »
Modératrice : Camille Thomine, journaliste à Lire Magazine Littéraire

MERETE PRYDS HELLE
(1965, Danemark)
Elle publie un premier recueil de nouvelles en 1990 et fait partie d’une talentueuse génération de femmes écrivains apparue depuis les années 1990.
Ses romans sont tout sauf minimalistes, et plutôt réalistes, car en prise avec la société contemporaine.

Bibliographie
La Beauté du peuple, trad. Alain Gnaedig, Galimard, 2021
  • Dans les années 1930, Marie grandit au sein d’une famille de journaliers dans le Langeland, une île de la province danoise. Les enfants sont nombreux, les ressources limitées et les jours marqués par la pauvreté sous tous ses aspects. La Seconde Guerre mondiale ne fait qu’aggraver le quotidien des plus démunis. Pour Marie, le changement vient avec Otto, un jeune électricien qui rêve de la capitale et d’une vie moderne. Une fois à Copenhague, ils vont gravir les barreaux de l’échelle sociale. Mais la question se pose : quel prix Marie va-t-elle payer pour son ascension sociale et une certaine forme de confort ?
  • Depuis sa parution en 2016, la chronique de Merete Pryds Helle, qui s’inspire de sa propre histoire familiale, a connu un immense succès auprès des critiques et du public danois. À la fois épique et réaliste, La Beauté du peuple capture d’une manière inoubliable et authentique un destin de femme emblématique dans le Danemark du XXe siècle.

L’Étreinte du scorpion, trad. Inès Jorgensen, Gaïa, 2010
Oh, Roméo, trad. Catherine Lise Dubost, Gaïa, 2008 et coll. « Kayak », 2018

MORTEN RAMSLAND
(1974, Danemark)
Morten Ramsland fit ses débuts en littérature en 1993, en publiant un recueil de poèmes : Quand les oiseaux s’éloignent. En 2005, son deuxième roman, Tête de Chien, rencontre un succès critique et public et lui vaut tous les grands prix littéraires de son pays.
Il est traduit dans dix-sept langues. La critique littéraire compare le style de l’écrivain danois au réalisme magique des grands écrivains latino-américains.

Bibliographie
L’oeuf, trad. Alain Gnaedig, Gallimard, 2019
Tête de chien, trad. Alain Gnaedig, Gallimard, 2008 et Folio, 2010
  • Entre Norvège et Danemark, des années trente à nos jours, ce récit cocasse célèbre la famille, pour le meilleur comme pour le pire. De la rencontre d’Askild et de Bjørk naît une ribambelle de personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Morten Ramsland réussit à conjuguer bonheurs et malheurs avec une impertinence et une légèreté tout enfantine, sans oublier l’amour.

ROY JACOBSEN
(1954, Norvège)
Roy Jacobsen est l’un des auteurs les plus appréciés par la critique et le public norvégiens.
En 1995, il publie la biographie de Trygve Bratelli, le Premier ministre norvégien de l’époque. Les Invisibles (2017) l’a révélé au public francophone et a consacré l’auteur sur le plan international. Il a été traduit dans le monde entier.

Bibliographie (tous traduits par Alain Gnaedig)
Les Yeux du Rigel, Gallimard, 2021
  • Les Yeux du Rigel est le troisième volume de la trilogie consacrée à Ingrid Barrøy. C’est le voyage d’une femme qui quitte son île pour la terre ferme, la forêt, les villes et même l’étranger, et qui rentre dans son île, après avoir croisé des hommes et des femmes pleins de cicatrices extérieures et de blessures internes, dans une Norvège qui, si elle n’est plus ravagée par la guerre, n’est pas en paix avec elle-même. On retrouve ici tout le talent de Roy Jacobsen, qui sait si bien mêler avec force et poésie la grande Histoire et les destins de gens modestes, ainsi que les ombres du passé.

Mer Blanche, Gallimard, 2019
Les Invisibles, Gallimard, 2017 et Folio, 2019
Le Prodige, Gallimard, 2014
Les Bûcherons, Gallimard, 2011

16h « Les modernes “sagas” nordiques du XXIe siècle »
Modérateur : Thierry Guichard, directeur de publication du Matricule des Anges

EINAR MÁR GUÐMUNDSSON
(1974, Islande)
Romancier, poète et nouvelliste, Einar Már Gu.mundsson est l’auteur d’une dizaine de romans, traduits en plus de vingt-cinq langues. Récompensé par de nombreux prix littéraires, il a notamment reçu le Nordic Council Literature Prize, la plus haute distinction décernée à un écrivain des cinq pays nordiques, et le Swedish Academy Nordic Prize – dit « le petit Nobel » – pour l’ensemble de son oeuvre.

Derniers titres parus (tous traduits par Eric Boury)
Un été norvégien, Zulma, 2020
  • Ils sont jeunes, islandais, pétris d’idéaux, poètes en devenir, fêtards et amateurs de Bob Dylan. Haraldur et Jonni prennent la route. Leur voyage doit les mener jusqu’en Inde, en passant par Rome et les îles grecques. Ils commencent par se faire embaucher dans les montagnes norvégiennes, et squattent chaque fin de semaine à Oslo, où la bière est en vente libre. En cet été 1978, les dernières utopies sont encore bien vivantes, mais peut-être plus pour longtemps. Haraldur écrit ses premiers textes… et tombe amoureux d’Inga.
Les Rois d’Islande, Zulma, 2018
Le Testament des gouttes de pluie, Gaïa, 2008 et coll. « Kayak », 2019

MORTEN RAMSLAND
(1974, Danemark)
Morten Ramsland vit près d’Aarhus, dans le nord du Danemark. Il est l’auteur de livres pour enfants, d’un recueil de poèmes et de trois romans. Tête de chien a été traduit dans dix-sept langues.

Bibliographie
L’OEuf, trad. Alain Gnaedig, Gallimard, 2019
Tête de chien, trad. Alain Gnaedig, Gallimard, 2008 et Folio, 2010

  • Asger Eriksson finira par savoir comment son grand-père Askild a traversé la guerre, et comment il a séduit sa grand-mère Bjørk, malgré l’opposition des parents de la jeune fille, riches armateurs à Bergen, en Norvège. Il nous parlera des boîtes de conserve de Bjørk, remplies de l’air de sa ville natale, dont elle aura besoin une fois loin de chez elle, et des grandes oreilles de son propre père Niels qui lui permettent d’entendre des choses inouïes…
  • Des années 1930 à nos jours, son récit embrasse les bonheurs et les malheurs d’une famille comptant plus d’un personnage loufoque en son sein, et entraîne le lecteur dans une saga étourdissante.

JÓN KALMAN STEFÁNSSON
(1963, Islande)
Après avoir fini ses études au collège en 1982, Jón Kalman Stefánsson travailla en Islande de l’Ouest dans les secteurs de la pêche et de la maçonnerie.
Il entreprit ensuite des études en littérature à l’université d’Islande de 1986 à 1991, mais sans les terminer. Son premier roman paraît en 1997 en Islande, mais c’est avec la trilogie romanesque composée de Entre ciel et terre (2007), La Tristesse des anges (2009) et Le Coeur de l’homme (2011),
qu’il s’impose dans le monde entier comme un écrivain de premier plan.

Derniers titres parus (tous traduits par Eric Boury)
Lumière d’été, puis vient la nuit, Grasset, 2020
Ásta, Grasset, 2018 et Folio, 2019
À la mesure de l’univers, Gallimard, 2017 et Folio, 2018
D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds, Gallimard, 2015 et Folio, 2017
17h30 « Noir sur neige » : le Polar nordique
Modérateur : François Braud, écrivain, critique et spécialiste du roman policier

MADS PEDER NORDBO
(1970, Danemark)
Après des études de littérature, de communication et de philosophie à l’université du Danemark du Sud et à l’université de Stockholm, Mads Peder Nordbo a vécu au Danemark, en Suède, en Allemagne et au Groenland. Il est l’auteur de cinq romans, dont les deux derniers ont été traduits dans 18 langues…



Bibliographie
Angoisse glaciale, trad. Terje Sinding, Actes noirs, 2021
  • Base militaire de Thulé, Nord du Groenland, 1990. Une expérience scientifique vise à développer une pilule permettant de mieux résister au froid.
  • Les conditions deviennent difficiles et les tensions montent, jusqu’au drame. Deux cobayes sont retrouvés assassinés et le coupable semble s’être suicidé. Un arctic noir haletant qui ne fait pas trembler que de froid.
La Fille sans peau, trad. Terje Sinding, Actes noirs, 2020

18h30 « Jens Christian Grøndahl : « Une vie, une oeuvre »
Modératrice : Camille Thomine, journaliste à Lire Magazine Littéraire

JENS CHRISTIAN GRØNDAHL
(1959, Danemark)
Jens Christian Grøndahl est l’écrivain danois le plus envoûtant de sa génération. Auteur d’une dizaine de romans traduits, il a récolté quelques récompenses d’envergure : Grand Prix de littérature du Conseil nordique, prix Impac de Dublin, prix Jean-Monnet pour Piazza Bucarest (2007)…
L’intime est sa grande affaire. L’amour, le couple, l’éloignement.
Et finalement la solitude. Mais une solitude existentielle à la Kierkegaard, pure comme du cristal. Enveloppée dans une gaze ouatée qui l’esthétise et la rend presque désirable.

Derniers titres parus (tous traduits par Alain Gnaedig)
L’Europe n’est pas un lieu, essai, Gallimard, coll. « Arcades », 2020
Qu’elle n’est pas ma joie, Gallimard, 2018 et Folio, 2019
Les Portes de Fer, Gallimard, 2016 et Folio, 2017
Les Complémentaires, Gallimard, 2013 et Folio, 2015
Quatre jours en mars, Gallimard, 2011 et Folio, 2012
Les mains rouges, Gallimard, 2009 et Folio, 2009


DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 2021

11h30 Lecture à voix haute
Lecture par Anne-Pauline Parc de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (trad. P. Bouquet, Actes Sud, 1981) et de L’enfant brûlé (trad. F. Backlund, Gallimard, 1956) de Stig Dagerman.

14h15 Ouverture de la Grande librairie nordique

14h30 « À la découverte de deux nouvelles romancières nordiques »
Modératrice : Camille Thomine, journaliste à Lire Magazine Littéraire

SIGRÍÐUR HAGALÍN BJÖRNSDÓTTIR
(1974, Islande)
L’Islandaise Sigríđur Hagalín Björnsdóttir est journaliste. Après des études à l’étranger,entre l’Espagne, New York et Copenhague,elle retourne à Reykjavik où elle dirige le service information de la télévision publique islandaise, dont elle présente le journal télévisé.

Bibliographie
La Lectrice disparue, trad. Éric Boury, Gaïa, 2020
  • Edda, une jeune Islandaise, disparaît un beau matin, abandonnant son mari et leur bébé. Quand la police découvre qu’elle s’est rendue à New York, son frère Einar part à sa recherche. Ce sauveteur chevronné a l’habitude de pister des disparus, mais il évolue cette fois-ci dans un environnement étranger et sa dyslexie ne lui facilite pas la tâche. Peu à peu, il comprend que la disparition de sa soeur est liée à sa vieille obsession pour les textes et que la clé pourrait se trouver dans un livre. Mais lequel ?
  • Naviguant entre l’Islande des années 1990 et le New York contemporain, cette enquête aux allures de thriller décrit le lien spécial qui unit certains êtres et aborde la question de l’influence de l’écrit sur le développement humain, nos interactions avec les autres, et celle de sa possible disparition dans le monde connecté. Subtil, imaginatif et profond.

L’Île, trad. Éric Boury, Gaïa, 2018 et coll. « Kayak », 2019, 2020

LAURA LINDSTEDT
(1976, Finlande)
En 2002, Laura Lindstedt obtient un Master en littérature de l’université d’Helsinki. Elle étudie aussi la philosophie, le français, l’histoire de l’art et la sémiotique.
Elle a également écrit des essais et des présentations de montage, plus récemment, Le Coeur de Rosa Imaculada (2013), combinant des sons de danse, de texte et de coeur. Son second roman, Oneiron, lui a valu le Finlandia Prize, en 2015, le prix littéraire le plus prestigieux du pays.

Bibliographie
Mon amie Natalia, trad. Claire Saint-Germain, Gallimard, 2021
  • « Natalia commença donc à exposer ce qui la tracassait. Ses amants constituaient son problème le plus toxique, en même temps qu’ils étaient le sel, le sucre, le massepain, l’umami de sa vie. »
  • Natalia entame une thérapie pour résoudre les obsessions qu’elle connaît dans sa vie sexuelle. Or, dès le début, il est manifeste qu’elle ne va pas suivre les règles classiques d’un traitement psychologique. Les séances hebdomadaires mêlent art, philosophie, littérature, souvenirs d’enfance, méditations calligraphiques et expériences érotiques comme méthodes de traitement qui, au fur et à mesure, font perdre à Natalia toutes ses inhibitions. Et elle se met à apprécier la thérapie — trop, peut-être ?
  • Ainsi, Mon amie Natalia ne cesse d’interroger avec subtilité tous les stéréotypes sur la place du soignant et du soigné, les rapports de force et ceux de genre et d’identité. Dans ce roman intelligent et féministe où un personnage de fiction écrit sa propre autofiction, Laura Lindstedt amène le lecteur à se demander ce qui est caché quand tout est montré.

Oneiron. Quelques secondes après la mort, fantaisie, trad. Claire Saint-Germain, Gallimard, 2018
16h « Quand l’Histoire a rendez-vous avec le roman »
Modérateur : Thierry Guichard, directeur de publication du Matricule des Anges

SIMON STRANGER
(1976, Norvège)
Simon Stranger a grandi à Lilleaker à Oslo. Il a étudié la philosophie à l’université d’Oslo. Il a publié une trilogie de livres jeunesse sur l’adolescente Emilie et ses propres expériences avec la pauvreté dans le monde et les problèmes des réfugiés.
Dans le roman historique N’oubliez pas leurs noms (2018), Stranger raconte l’histoire de ses beaux-parents juifs qui, après la guerre, ont emménagé dans le « monastère des gangs » du traître Henry Rinnan.


Bibliographie
N’oubliez pas leurs noms, trad. Jean-Baptiste Coursaud, Globe, 2021

  • Dans la tradition juive, on dit qu’un être humain meurt deux fois. La première lorsque son coeur cesse de battre et que son cerveau s’éteint, la seconde quand son nom est prononcé, lu ou pensé pour la dernière fois.
  • Pour lutter contre l’oubli, des « pavés de mémoire » portant chacun le nom gravé d’une victime des nazis, ont été scellés partout en Europe, en face de leur dernier domicile. L’un d’eux, à Trondheim, en Norvège, porte le nom de Hirsch Komissar, assassiné le 7 octobre 1942. Il était l’arrière-grandpère de l’épouse de Simon Stranger.
  • En cherchant à lui rendre hommage, l’écrivain découvre une histoire incroyable. La maison où s’installa le propre fils de Hirsch, Gerson, avec sa famille, à partir de 1948, est l’endroit même où Henry Oliver Rinnan, l’agent double, avait installé son quartier général et une salle de tortures pour les juifs et les résistants. Une villa d’une banalité à pleurer, surnommée Bandeklosteret, le cloître de la bande. Pourquoi ? Ironie du sort ? Ignorance ? Ou désir de recouvrir le passé et de retourner le cours de l’Histoire ?
  • Ce livre, construit comme un lexique implacable, un puzzle de mots, de supputations et d’archives, est une tentative pour repousser la seconde mort et redonner vie à ce qui a disparu.
ROY JACOBSEN
(1954, Norvège)
Roy Jacobsen est l’un des auteurs les plus appréciés par la critique et le public norvégiens.

En 1995, il publie la biographie de Trygve Bratelli, le Premier ministre norvégien de l’époque.
Les Invisibles (2017) l’a révélé au public francophone et a consacré l’auteur sur le plan international. Il a été traduit dans le monde entier.

17h30 « Nature Writing et Poésie : écrire pour un monde en danger ? »
Modérateur : Guénaël Boutouillet, critique et médiateur du livre
EINAR MÁR GUÐMUNDSSON
(1974, Islande)
Romancier, poète et nouvelliste, Einar Már Guðmundsson est l’auteur d’une dizaine de romans, traduits en plus de vingt-cinq langues.
Récompensé par de nombreux prix littéraires, il a notamment reçu le Nordic Council Literature Prize, la plus haute distinction décernée à un écrivain des cinq pays nordiques, et le Swedish Academy Nordic Prize – dit « le petit Nobel » – pour l’ensemble de son oeuvre.

Derniers titres parus
Un été norvégien, Zulma, 2020
Les Rois d’Islande, Zulma, 2018
Le Testament des gouttes de pluie, Gaïa, 2008 et coll. « Kayak », 2019

MERETE PRYDS HELLE
(1965, Danemark)
Elle publie un premier recueil de nouvelles en 1990 et fait partie d’une talentueuse génération de femmes écrivains apparue depuis les années 1990.
Ses romans sont tout sauf minimalistes, et plutôt réalistes, car en prise avec la société contemporaine.

Bibliographie
La Beauté du peuple, trad. Alain Gnaedig, Galimard, 2021
L’Étreinte du scorpion, trad. Inès Jorgensen, Gaïa, 2010
Oh, Roméo, trad. Catherine Lise Dubost, Gaïa, 2008 et coll. « Kayak », 2018

18h30 « Où va l’Europe ? »
Modérateur : Thierry Guichard, directeur de publication du Matricule des Anges

JENS CHRISTIAN GRØNDAHL
(1959, Danemark)
Dernier titre paru
L’Europe n’est pas un lieu, essai, Gallimard, coll. « Arcades », 2020
  • Dans son essai, Jens Christian Grøndahl déclare : « À l’origine, l’Europe n’est pas un lieu, elle doit être un lieu de rencontre. Une rencontre qui se produit partout où les contradictions s’éclairent mutuellement, sans l’illusion de fusionner un jour. » Cette diversité peut aussi bien tendre vers l’humanisme que la barbarie ; et personne ne peut douter aujourd’hui que l’Europe prend des directions parfois inquiétantes.
  • En mêlant à sa réflexion Ole Wivel et Karen Blixen, Schiller et Kant, Sartre et Camus, Jens Christian Grøndahl interroge avec finesse ce que peut recouvrir l’idée de « l’écrivain responsable », car ce qui sous-tend une partie de l’ouvrage, c’est bien l’affirmation que « la culpabilité n’a pas de date de péremption ».

SIGRIÐUR HAGALIN BJÖRNSDÓTTIR
(1974, Islande)
Bibliographie
La Lectrice disparue, trad. Éric Boury, Gaïa, 2020
L’île, trad. Éric Boury, Gaïa, 2018
  • Il arrive que se produisent des choses qui rassemblent l’humanité tout entière, et chacun se rappelle l’endroit où il se trouvait quand il a appris la nouvelle. Le monde peut devenir si petit qu’il se résume à un seul être humain. À un homme minuscule dans un fjord abandonné d’Islande.
  • Un homme qui se souvient : comment toute communication avec le monde extérieur fut soudain coupée, comment réagirent le gouvernement, les médias, la population. Comment il réagit lui-même, journaliste politique flirtant avec les sphères du pouvoir, en couple avec María, musicienne d’origine étrangère.
  • Le pays, obsédé par son passé, croit pouvoir vivre en autarcie, rejette dangereusement tout ce qui n’est pas islandais, et réactive des peurs ancestrales. Faire face à la faim, dans un pays de volcans cerné par les eaux. Comme un piège qui se referme.
JÓN KALMAN STEFÁNSSON
(1963, Islande)
Dernier titre paru
Lumière d’été, puis vient la nuit, trad. Éric Boury, Grasset, 2020
Dans un petit village des fjords de l’ouest, les étés sont courts. Les habitants se croisent au bureau de poste, à la coopérative agricole, lors des bals. Chacun essaie de bien vivre, certains essaient même de bien mourir. Même s’il n’y a ni église ni cimetière dans la commune, la vie avance, le temps réclame son dû.
En huit chapitres, Jón Kalman Stefánsson se fait le chroniqueur de cette communauté dont les héros se nomment Daví., Sólrún, Jónas, Ágústa, Elísabet ou Kristín, et plonge dans le secret de leurs âmes. Une ronde de désirs et de rêves, une comédie humaine à l’islandaise, et si universelle en même temps. Lumière d’été, puis vient la nuit charme, émeut, bouleverse.

19h30 Clôture de la manifestation
Autres animations pendant les Rencontres littéraires nordiques
Grande librairie nordique
(500 références en littérature contemporaine et classique, polar, poésie, biographies, essais, jeunesse, beaux livres, beaux arts…) animée par la librairie Coiffard
Dédicaces des écrivains après chaque débat Lectures à voix haute d’extraits de textes des écrivains invités pendant les débats par les comédiens :
Yves Arcaix, Céline Grolleau, Sophie Merceron, Anne-Pauline Parc. Au piano : Antoine Rousseau

Expositions photographiques :
• Ola Rindal (Norvège)
« Il est une disgrâce qu’Ola Rindal ne connaîtra jamais : c’est de devenir photographe officiel chez les puissants. Les torses bombés et les coups de menton sont à des années-lumière de son monde. Son journal photographique, Notes on ordinary spaces, dont les éditions Libraryman livrent ces jours-ci quelques belles pages, s’attache à une branche tombée au sol, à un halo de lumière sur un mur, à un oiseau solitaire sur un fil, à un rayon de soleil dans une flaque d’eau. Le royaume d’Ola Rindal est celui des choses minuscules ; en souverain modeste et souriant, il y joue le rôle – éminemment photographique – de révélateur : par lui, par le miracle quotidien de son oeil, est révélée l’éminente dignité, la saisissante beauté des choses. » (Alain Rauwel, Art Critique, nov. 2019)
Théâtre optique. Atelier Act3, Vertou
Avec Charlotte Le Bec et Anne-Pauline-Parc (Samedi 4 décembre 2021)
6 min. par représentation
Curiosité et poésie, La Petite Allumette est inspirée du conte d’Andersen. C’est une expérience de théâtre optique intimiste. Il met en situation une marionnette qui évolue dans un décor holographique en interaction avec des images animées. À l’heure où tout doit aller vite, où les écrans monopolisent l’espace public, où les vidéos sont disponibles à l’infini, où les spectacles doivent se vendre avant même d’être créés, La Petite Allumette nous évoque son histoire à travers l’imagerie d’un autre temps, celui de Georges Méliès et d’Émile Reynaud, et prend justement le temps, ce temps trop rare, de jouer pour chaque spectateur ce conte intemporel. C’est une boîte à images, un espace de magie, un spectacle poétique.




• Espen Tveit (Norvège)
Photographies en noir et blanc extraites de l’album Rite, 2001, et de Norwegian ski jumps, 2016
Photographe norvégien né en 1945, membre de la Federation of Free Photographers (FFF), il a complètement renouvelé la photographie d’art à la fin des années 1970.
Sa première exposition personnelle, au musée Preus en 1980, suivie d’expositions dans de nombreux pays d’Europe et aux États-Unis, lui ont valu une reconnaissance internationale. Il photographie des buts de terrains de foot abandonnés, des pistes de ski à hauteur en bois elles aussi abandonnées, mais aussi les petits moments de la vie quotidienne, essentiellement en noir et blanc. Il est l’auteur de six livres : 80-talls runer, Samtidsarkeologi 1 & 2, Rite, Fra siden et Norwegian ski jumps.
• Lars Tunbjörk (Suède)
Installations photographiques extraites de l’ouvrage
I love Boras, Steidl, 2006
Après des débuts dans un journal local, Lars Tunbjörk (1956-2015) entre au quotidien Stockholms-Tidningen où il se fait très vite remarquer. À 33 ans, Tunbjörk signe sa première exposition personnelle sur sa terre natale avec laquelle il entretient des rapports compliqués. Cinq ans plus tard, le Suédois expose à l’International Center of Photography de New York. Depuis, le photoreporter remporte plusieurs prix dont un prestigieux World Press en 2004. Ses oeuvres font aujourd’hui partie des collections de grands musées, comme le Museum of Modern Art de New York et celui de Stockholm, le Centre Pompidou et la Maison Européenne de la Photographie de Paris, le Museet for Fotokunst au Danemark ou le Fotomuseet en Norvège.
Films de Bo Widerberg en projection permanente :
Cinéaste, romancier, scénariste et critique de cinéma, Bo Widerberg (1930-1997) est considéré, avec Le Péché suédois (1962) et Le Quartier du corbeau (1963), comme le chef de file d’une nouvelle vague suédoise, spontanée et sensuelle, sociale et hédoniste. Le Festival de Cannes le consacra d’ailleurs avec le triptyque Elvira Madigan (Prix d’interprétation féminine en 1967), Ådalen 31 (Grand Prix en 1969) et Joe Hill (Prix spécial du Jury en 1971).

• « Elvira Madigan » (1967)
Avec Bo Widerberg, Thommy Berggren, Lennart Malmer, Pia Degermark…
(90 min., V.O.S.T.)
En 1889, un lieutenant de l’armée suédoise d’origine noble s’éprend d’une danseuse de corde, Elvira Madigan, qui travaille dans un cirque. Un amour fou les lie immédiatement et chacun abandonne ses devoirs. Le couple fuit un pays hostile à leur liaison illégitime et trouve un précaire refuge à la campagne… Mais les deux amoureux n’ont guère les moyens de survivre…

• « Ådalen 31 » (1969)
Avec Roland Hedlund, Peter Schildt, Anita Björk, Kerstin Tidelius, Martin Widerberg…
(105 min., V.O.S.T.)
1931. À Ådalen, au nord de la Suède, la grève a débuté depuis quatre-vingt-treize jours. Kjell Andersson, fils d’un docker, s’éprend d’Anna, la fille d’un directeur d’usine. La revendication se durcit quand les patrons font appel à des Jaunes, des ouvriers d’autres provinces, pour faire le travail des grévistes. L’armée arrive en ville pour faire respecter l’ordre, et le ton monte. Pendant ce temps, à l’insu des parents, Kjell et Anna sont emportés par leur sentiment.

• « Joe Hill » (1971)
Avec Thommy Berggren, Anja Schmidt, Kelvin Malave, Evert Anderson…
(117 min., V.O.S.T.)
En 1902, deux immigrants suédois, Joel et Paul Hillstrom, arrivent aux États-Unis. Ils doivent faire face à une langue nouvelle et à l’effroyable pauvreté qui règne dans les quartiers de l’East Side à New York. Paul quitte la ville, Joel y reste, amoureux d’une jeune Italienne. Mais la liaison est de courte durée. Rien ne le retenant à New York, Joel, devenu Joe Hill, se met en route vers l’Ouest pour retrouver son frère…
                   
Interventions et lectures des écrivains invités dans les établissements partenaires suivants en Pays de la Loire (sous réserve)

Vendredi 3 et lundi 6 décembre 2021
• Nantes, Grafipolis, l’école des métiers graphiques & plurimédia : Chantal Aboudeine, directrice, David Bouvier, coordinateur pédagogique
Fabian Göranson

• Nantes, lycée La Perverie : Christophe Corda, proviseur, Valérie Loubert, responsable des classes préparatoires LSH
Einar Már Guðmundsson

• Nantes, lycée international Nelson Mandela : Gwenaël Surel, proviseur, Raphaële Lequeux, professeure de français et Ève-Marie Parcot, professeure de français et de théâtre
Jón Kalman Stefánsson

• Nantes, lycée Carcouët : Thierry Dupré, proviseur, Jean-Marie Massonnat, professeur d’économie politique
Roy Jacobsen

• Nantes, lycée Eugène-Livet : Gérard Boccanfuso, proviseur, Jean-François Lemarié et Emmanuel Alvarez, documentalistes
Simon Stranger ou Patrick Svensson

• La Roche-sur-Yon, lycée Jean de Lattre de Tassigny : Anita Legras, proviseure, Cécile Billé et Marie-Hélène Jourdan, professeures de français
Mads Peder Nordbo
Partenariats

Partenaires institutionnels français
Conseil régional des Pays de la Loire / Ville de Nantes / Conseil départemental de Loire-Atlantique / Ministère de la culture et de la communication / Centre national du livre / Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (SOFIA) / Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC)
Partenaires institutionnels nordiques
The Nordisk Kulturfond, Copenhague / The Danish Arts Agency, Copenhague & Ambassade / Royale du Danemark, Paris / Finish Literature Exchange (FILI), Helsinki & Ambassade de Finlande, Paris / The Icelandic Literature Center, Reykjavik & Ambassade d’Islande, Paris / Norwegian Literature Abroad (NORLA), Oslo & Ambassade Royale de Norvège, Paris / Swedish Arts Council, Stockholm & Institut suédois, Paris
Avec le concours de
Fondation Jan Michalski pour l’Écriture et la Lecture, Suisse / Optique Le Provost, Nantes
Partenaires médias
Lire Magazine Littéraire / Fip / Jet FM / Euradionantes
Avec l’indispensable participation des traducteurs-interprètes
Quentin Beauvais (anglais), Éric Boury (islandais), Alain Gnaedig (danois, norvégien), Kirsi Kinnunen (finnois), Laila Flinck Thullesen (danois), Pia Edström Bourdeau (suédois), Maria Ridelberg-Lemoine (suédois), Morgane Saysana (anglais)…
Remerciements
Actes Sud, Delcourt, Gaïa, Gallimard, Globe, Grasset, Lanskine, Le Seuil, Anne-Marie Métailié, Nouveau Monde, Phébus, Rackham, Robert Laffont, Zulma Merci à nos fidèles ami.e.s bénévoles Stéphanie Hauray, Élisabeth Homberger, Jacinthe Pavic, Guy-Arthur Remerciements particuliers à Nohemy Adrian, Camille Thomine et Yann-Félix Thouault

Crédits photographiques
1re de couverture : P.S. Krøyer, Jour d’été sur la plage sud de Skagen, 1893 / © Yves Douet / Fabian Göranson © Illustratörcentrum / Un rêve d’Europe © Rackham / Affiche Peer Gynt © Maxresfefault / Affiche Le canard sauvage © Théâtre national de la Colline / Merete Pryds Helle © Trine Søndergaard / Morten Ramsland © Martin Dam Kristensen/Rosinante & Martin Lehmann / Roy Jacobsen © Cappelendamm Agency / Einar Már Gu.mundsson © Höddi Hör.ur Ásbjörnsson / Photo © National Archives of Norway / Morten Ramsland © Martin Dam Kristensen/Rosinante & Martin Lehmann / Jón Kalman Stefánsson © Einmar Falur Ingolfsson / Mads Peder Nordbo © Ivan Boll & Politiken / Photo © mbird.com / Ruth Lillegraven © Den norske Forfatterforening / © Katarina Mazetti © Patrick Söderström / Rosa Liksom © Hedlund Literar Agency / Jens Christian Grøndahl © C. Hélie/Gallimard / Sigríđur Hagalín Björnsdóttir © DR / Laura Lindstedt © L. Zeppelinissä, Lenka Farova Kanssa / Simon Stranger © Anne Valeur / © Rosa Liksom Official / Patrick Svensson © Emmy Malmborg / Ruth Lillegraven © Paal Audestad/Tiden Forlag / Le rocher Éléphant © imgur.com / Jens Christian Grøndahl © C. Hélie/Gallimard / Sigríđur Hagalín Björnsdóttir © D.R. / Jón Kalman Stefánsson © D.R. / Featured © Ola Rindal / Norwegian ski jump © Espen Tveit / © Lars Tunbjörk / © Gary Larson & Chronicle Publishing Company



The Vikings, of course, knew the importance
of stretching before an attack.




Petite reine
et littérature

VENDREDI 22 octobre 2021
18h30 - 22h
Le Panonica, Nantes
Entrée libre

Rencontres, lectures musicales, jazz, film, librairie...




Grenoble, 12 juillet 1924

Voilà toutefois ce que j'ai vu dans la montée et la descente de l’Izoard et du Galibier.

Quand ils les gravissaient, ils ne semblait plus appuyer sur les pédales, mais déraciner de gros arbres. Ils tiraient de toute leur force quelque chose d'invisible, caché au fond du sol, mais la chose ne venait jamais. Ils faisaient “ Hein ! Hein ” comme les boulangers la nuit devant leur pétrin.

Je ne leur parlais pas, je les connais tous, mais ils ne m'auraient pas répondu. Quand leur regard rencontrait le mien, cela me rappelait celui d'un chien que j'avais et qui, avant de mourir, en appelait à moi de sa peine profonde d'être obligé de quitter la terre. Puis ils baissaient de nouveau les yeux et s'en allaient, courbés sur leur guidon, fixant la route, comme pour savoir siles gouttes d'eau dont ils la semaient étaient de la sueur ou des larmes.

Le Petit Parisien, 13 juillet 1924


Albert Londres, Les Forçats de la Route [1924], Arléa Poche, 1992


« Notre métier n’est pas de faire plaisir non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »
Albert Londres

VENDREDI 22 OCTOBRE 2021

Modératrice des débats : Claire BRICOGNE
Première femme à commenter le Tour de France en 2015, elle travaille actuellement pour L’Équipe dans le domaine du cyclisme, que ce soit en tant que consultante, présentatrice ou intervieweuse.

18h30-19h15 « Quel petit vélo au fond de la tête… ? »

Paul FOURNEL
Paul Fournel a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels
Les Athlètes dans leur tête, Les Grosses Rêveuses et Poils de Cairote, disponibles en « Points ».

Bibliographie sélective :
Anquetil tout seul, « Points », 2013
Méli-Vélo, Abécédaire amoureux du vélo, « Points », 2008
Besoin de vélo, « Points », 2002

Jean-Noël BLANC
Il est reconnu comme l’un des meilleurs nouvellistes et est l’auteur de nombreux livres consacrés à la Petite reine.

Bibliographie sélective :
Le Grand Braquet : le Tour, 23 étapes de légende, L’Archipel, 2003 ; rééd.
Grandes heures du tour de France, Archipoche, 2013
Le Nez à la fenêtre, Joëlle Losfeld, 2009
La Légende des cycles, Le Castor Astral, 2003

Guillaume MARTIN (s.r.)
Né en 1993, cycliste professionnel et diplômé d’un master en philosophie, Guillaume Martin s’est classé 8e du classement général du Tour de France en 2021. Il tient une chronique estivale dans le journal Le Monde et a écrit une pièce, Platon vs. Platoche.
Socrate à Vélo est son premier livre.

Bibliographie sélective :
Socrate à vélo. Le Tour de France des philosophes, Grasset, 2020




Lectures d’extraits de livres des auteurs invités par Anne-Pauline Parc.
19h15-19h45 Pause et film Vive le Tour de Louis Malle

19h45-20h30 « Joute verbale : les expressions et les mots de la Grande boucle »

Erwann MINGAM

Originaire du Finistère, féru de cyclisme, Erwann Mingam a écrit de nombreuses chroniques mêlant son métier d’avocat et sa passion pour le sport.

La première édition de son Petit lexique impertinent du cyclisme a été publiée en 2015.


En Chasse-patate. Petit lexique impertinent du cyclisme en cent expressions, nouvelle édition augmentée, Solar, 2020
  • Les lexiques et dictionnaires du langage sportif, fleuri et imagé, sont nombreux (en sport, « on bouffe la feuille », « on sale la soupe », « on suce la roue »). Si celui d’Erwann Mingam est si particulier, c’est parce qu’il illustre les expressions idiomatiques et décalées du cyclisme grâce à des exemples et des images elles-mêmes drôles et évocatrices (vieilles affiches, photos détournées ou vintage…). Quand, en plus, l’auteur ajoute des citations détournées pour étayer son propos, cela devient proprement hilarant.

Paul FOURNEL

Méli-Vélo. Abécédaire amoureux du vélo, Le Seuil, « Points », 2008
  • « Le vélo est une langue. Une langue où tout se mêle dans l’essoufflement de l’effort. Une langue de cris, une langue d’alerte et de joie qui se perd dans le silence de la montagne et se retrouve au coin du bois. […] Je la parle couramment depuis mon enfance, et la voici rangée de A à Z. Ce petit dictionnaire fait la part belle aux mots du peloton : on y flingue, on y bâche, on y gicle ; mais aussi aux coureurs que j’admire, les Robic, les Anquetil, les Merckx […]. » (Paul Fournel)

Jean-Noël BLANC

La Légende des cycles, Le Castor Astral, 2003
  • La Légende des cycles est une véritable déclaration d’amour à la pratique du vélo. À toutes les pratiques : depuis les paisibles sorties des randonneurs jusqu’aux exploits des champions.

Grande librairie thématique et dédicaces des auteurs
sur le stand de la librairie Coiffard.
Projection de Vive le Tour de Louis Malle (1962, 18 min)
BNF, Arte Éditions

« Le Tour de France fait partie de mon enfance… Il m’a toujours fasciné… C’est probablement le sport le plus dur qui soit. J’ai donc filmé ça : les accidents, les chutes, les efforts incroyables quand les coureurs grimpent des cols, et comment ça se voit sur leur visage. Et aussi l’atmosphère de cirque qui entoure le Tour de France. »
(Louis Malle)
21h-22h Jacques Bonnaffé-Louis Sclavis : « Anthocyclopédie music-hall
© Philippe Manquillet

D’Antoine Blondin à Paul Fournel, Éric Fottorino, Philippe Bordas, Barthes ou Pouy… Le cyclisme regorge d’exploits littéraires, accompagnant la course et la couronnant autrement que les émissions Spécial Tour… Les commentaires ou la science de comptoir c’est bien joli mais nous, nous cherchons des envolées !

Avec, pour les parfaire, des cols toujours plus durs. Roncevaux, vous voyez ? Roland a pu compter sur sa chère Durandal, traditionnelle ou peut-être carbone mais pour franchir les Pyrennées et demeurer dans les mémoires rien ne vaut le souffle épique, aux lourds appels de l’olifant.

Rien ne vaut la médecine naturelle de Louis Sclavis, pour pousser à la performance et aux rêves éblouis.

Les commentaires du bord de route se mêlent à la philosophie des coureurs, les secrets en course sont ici révélés et démultipliés, c’est une lecture sans répit, musicale et sportive menée par deux forçats du Jazz, clarinettes ou paroles, laissez passer la caravane :
Louis Sclavis-Jacques Bonnaffé.


Jacques BONNAFFÉ

Né à Douai en 1958, il choisit les grands écarts du théâtre au cinéma :
de Jean-Luc Godard (Prénom Carmen) lorsqu’il est à peine sorti du Conservatoire de Lille à Jacques Rivette, avec des rôles sensibles dans Escalier C, Jeanne et le garçon formidable, Venus Beauté, Les amitiés maléfiques

Il consacre une part importante à la poésie et aux lectures publiques et multiplie les formes d’intervention d’installations sonores, banquets, concerts et créations originales sur ce mode littéraire.

Complice des musiques et du Jazz, souvent en duo baladeur avec Louis Sclavis, il foisonne de trouvailles au sein de la Compagnie faisan (Molière de la compagnie en 2009).








Louis SCLAVIS

Louis sclavis est né en 1953 à Lyon. Il commence l’apprentissage de la clarinette à 10 ans dans l’harmonie de son quartier et après quelques années le poursuit au conservatoire de Lyon.

Il joue au début des années 1970 avec des troupes de théâtre et de danse qui s’inscrivent dans le courant du Living Theatre ou du Bread and Puppet et musicalement est inspiré par des groupes comme Soft Machine, Sun Râ ou le Art Ensemble of Chicago.

Il commence sa carrière professionnelle en 1975 notamment au sein de Workshop…
Rencontre littéraire conçue et organisée par Impressions d’Europe avec le concours du Conseil régional des Pays de la Loire et de la Ville de Nantes.
En partenariat avec le Pannonica et la librairie Coiffard.

Impressions d’Europe
www.impressionsdeurope.com
impressionsdeurope@wanadoo.fr
Yves Douet, directeur / 06 86 53 50 21
Patrice Viart, coordinateur / 06 64 34 88 83

Le Pannonica
9, rue Basse Porte - 44000 Nantes
02 51 72 10 10

En fonction de l’évolution de la crise sanitaire actuelle, le Pannonica peut être dans l’obligation d’adapter sa jauge sur l’ensemble de la manifestation (rencontres, lectures musicales, film, librairie…). Merci de votre compréhension.