IMPRESSIONS D'EUROPE
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2007 Rencontres Nordiques : Danemark, Islande et Norvège

du 9 au 11 novembre 2007


Lieu Unique (Salon de Musique, Ateliers n° 1 & 2) - Nantes - Entrée libre et gratuite




« Et il pencha la tête sur la surface de l’eau, attendant la mort. Mais que vit-il dans l’eau claire ?
Il vit sous lui sa propre image, mais qui n’était plus celle d’un oiseau gris tout gauche, laid et vilain. Il était lui-même un cygne. Peu importe qu’on soit né dans la cour des canards, si l’on est sorti d’un oeuf de cygne. Il était enchanté de toute la misère et des tracas qu’il avait subis ; il apprécia d’autant mieux son bonheur, et la splendeur qui l’accueillait. Et les grands cygnes nageaient autour de lui et le caressaient avec leur bec. »
H. C. Andersen, Le Vilain Petit Canard

Vendredi 9 novembre 2007


Ouverture de la manifestation


Autour de Hans Christian Andersen

(1805-1875)

On a tous lu – ou écouté – et même vécu avec les contes d’Andersen durant notre enfance : Le Vilain Petit Canard, La Reine des neiges, La Petite Sirène, Le Briquet, La Petite Marchande d’allumettes… Mais aujourd’hui, comment lire, relire Andersen ? Comment les illustrateurs pour la jeunesse perçoivent-ils ses contes ? Et comment les cinéastes les ont-ils adaptés au cinéma ou en dessins animés ?

Modératrice :
Valérie Cadet
journaliste au Monde

Relire Andersen


Marc Auchet
Professeur émérite à la Sorbonne, spécialiste des littératures scandinaves. Nommé « Ambassadeur Andersen » pour la France en 2005, année du bicentenaire de la mort du conteur danois, il a publié cette année-là une traduction complète des Contes et histoires d’Andersen à La Pochothèque. Il vient de faire paraître un volume d’études rédigées par quelques-uns des meilleurs spécialistes sous le titre (Re)lire Andersen (Klincksieck, 2007).
Illustrer les contes d’Andersen : D’une allumette à l’autre

Christine Plu
Enseignante en lettres à l’IUFM de l’académie de Versailles et spécialiste de l’illustration et des relations texte et images, elle écrit régulièrement dans la Revue des livres pour enfants et fait paraître un « Entretien-Abécédaire avec Georges Lemoine », en septembre 2007.

Georges Lemoine
Illustrateur de textes de grands auteurs français et étrangers (JMG Le Clézio, M. Yourcenar, M. Tournier, O.Wilde, C. Dickens…), Georges Lemoine s’est vu remettre les plus grands prix Jeunesse (Prix Honoré, Grand Prix graphique à la Foire du Livre de Bologne, Prix du livre Jeunesse de la Société des Gens de Lettres…).

Il a notamment illustré les contes d’Andersen
  • La Petite Sirène, Gallimard Jeunesse, 2005
  • Le Petit Soldat de plomb, Grasset Jeunesse, 1983 et 2003
  • La Petite Marchande d’allumettes transposée dans un Sarajevo dévasté par la guerre des Balkans, Nathan, 1999
  • Le Méchant Prince, Gallimard Jeunesse, 1979 et 1995
  • Le Rossignol de l’empereur de Chine, Gallimard Jeunesse, 1979…

Delphine Grenier
Diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, illustratrice professionnelle ayant travaillé pour la publicité et la télévision, créatrice de jouets et d’accessoires pour le théâtre, Delphine Grenier manie aussi bien le découpage, que le modelage, le monotype ou la gravure. Elle fait partager sa passion en animant des ateliers pédagogiques autour du livre et de l’image dans les écoles.
Elle a illustré, d’Andersen, La Princesse au petit pois et Le Vilain Petit Canard parus chez Didier Jeunesse en 2003 et 2005. Ces interventions seront accompagnées d’un spectacle d’ombres d’après les contes L’ombre et La Goutte d’eau avec Donatien Guillot, acteur et metteur en scène, Juliette Heymann, comédienne et Marielle Auger, violoncelliste.

Ouverture du Bar nordique et dégustation d’Aquavit


Andersen et le cinéma Projections de courts extraits des films


  • Le Rossignol de Christian Chaudet
  • Le Petit Claus et le Grand Claus de Jacques et Pierre Prévert
  • L’Ombre de Jannik Hastrup et Bent Haller commentés par Valérie Cadet

Projection du film « Circuss » de Sarah Moon d’après le conte « La Petite Fille aux allumettes » d’Andersen

Réalisation : Sarah Moon, 2003 - Scénario : Sarah Moon - Interprétation : Léa Racine, Christine Bernard, Aimé Dieudé, Avril Bernard Depalle, Philippe Charles - Musique : David Lowe.
Production : Take Five, FNAC, Musée Kahistsukan, Beta SP, noir et blanc, 15 minutes.

Extraits de bestiaire fantastique, évocations oniriques du cirque, traces de personnages fantomatiques, « Circuss » propose autant de vues qui accrochent le visiteur indépendamment de ce qu’il peut lire.
Une manière habile, de la part de Sarah Moon, de le faire entrer dans son petit cirque. Là, en Monsieur Loyal, il ne reste plus à la photographe qu’à le faire danser au rythme de ses visions, pas toutes à l’eau de rose, loin s’en faut.
Dans le tourbillon de la ménagerie qu’on dirait hantée, elle ne lui laisse guère de répit. Passent donc les grandes figures des terreurs enfantines : le froid, la faim, la solitude et, pis encore, les animaux effrayants.
Le tout dans le brouillard mélancolique des noirs et blancs diffus d’un vieux Polaroïd. Sarah Moon, qui a été mannequin, a réalisé l'ensemble de ce travail comme un tournage de mode. D’où la mouture vidéo de « Circuss ». Une proposition très différente où, forcément, ce que l’on entend colle beaucoup plus à ce que l’on voit.
Un album, superbement édité au Japon (Kahitsukan-Musée d’Art moderne de Tokyo), contient un CD du film, tout comme L’effraie et Le Petit Soldat de plomb, ses deux contes précédents.

  • Jean-Marc Bodson, « Le petit cirque de Sarah Moon», La libre Belgique, Février 2007
Projection de « La Petite Marchande d’allumettes » de Jean Renoir
Réalisation : Jean Renoir, 1928.
Scénario : Jean Renoir.
Interprétation : Catherine Hessling, Jean Storm, Manuel Raabin, Amy Wells.
Production : Films Sofar
35 mm, noir et blanc panchromatique, muet, 30 minutes.

« La Petite Marchande d’allumettes » témoigne une fois encore du goût de Jean Renoir pour le trucage et l’invention technique. Ce conte adapté d’Andersen lui en offrait la possibilité grâce au rêve de Karen. Comme dans « La Fille de l’eau » on serait tenté de le rapprocher d’une esthétique expressionniste si la beauté et l’expressivité du visage de Catherine Hessling ne nous ramenait pas du côté du « Kid » de Chaplin. Une oeuvre innovante et magnifique,  plébiscitée par les surréalistes…

Les éditeurs de littérature nordique : trois passeurs de littérature de Norvège, du Danemark et d’Islande


Modérateur :
Bernard Martin
Directeur des éditions joca seria, Nantes et organisateur depuis 1998 du festival « Écrivains en bord de mer » à La Baule.

Asbjørn Øverås
Éditeur et directeur de la collection de récits de voyage « Tracks » aux éditions Aschehoug, Oslo, Norvège.

Per Kofod
Directeur des éditions Per Kofod, Copenhague, Danemark.

Gudrún Vilmundardottir
Éditrice aux Éditions Bjartur publishing, Reykjavik, Islande.

Lectures (romans nordiques) par les comédiens Sophie Merceron et Yves Arcaix

Rencontres littéraires avec quelques écrivains contemporains de Norvège, du Danemark et d’Islande


Modérateur :
Alain Gnaedig
Romancier, traducteur du danois, du norvégien et du suédois, membre de l’ATLF. Prix de traduction SGDL/Halpérine-Kaminsky en 1997 et Prix littéraire des Ambassadeurs de la Francophonie en 2006 pour la nouvelle traduction de La Ferme africaine de Karen Blixen parue aux éditions Gallimard.

Norvège



Thorvald Steen
Né en 1954, il débute en littérature en 1983. Après un recueil de poésie, l’écrivain autodidacte se plonge dans une trilogie pour enfant avant de poursuivre par un essai sur la politique littéraire en Norvège et des romans historiques.
Il est considéré comme l’un des auteurs scandinaves majeurs de sa génération et ses romans ont été salués par la presse internationale.

  • Don Carlos, traduit par Alain Gnaedig, Calmann-Lévy, 1994
  • Constantinople, traduit par Alain Gnaedig, Calmann-Lévy, 2003
  • Le Petit ceval, traduit par Alain Gnaedig, Calmann-Lévy, 2005

Danemark



Janne Teller
Née en 1964 à Copenhague, Jane Taller a écrit des romans, des recueils de nouvelles, des essais et des livres pour enfants et adolescents.
Elle s’est intéressée à la guerre des Balkans dont elle a tiré un roman Kattens tramp publié en 2004. Elle s’est installée à Paris en 2007.

  • L’Île d’Odin, traduit par Inès Jorgensen, Actes Sud, 2003
  • Rien, traduit par Laurence W. Ø. Larsen, Panama, 2007
« Le jour de la rentrée, Pierre Anthon, élève de 4e, annonce qu’il a compris que la vie n’a pas de sens, « parce que tout commence pour finir », et il quitte l’école pour se percher dans un prunier.
Les jours passent et ses copains de classe, perturbés, décident de lui prouver combien il a tort en constituant un « mont de signification ». Chacun devra y déposer quelque chose qui en a, justement, de la signification. Tout y passe : les jolies sandales vertes, le drapeau danois, le cercueil du petit frère, la virginité de Sophie…
Tous font un sacrifice demandé par les autres. Mais à ce jeu, la surenchère va bientôt gagner les esprits, jusqu’à l’irréparable…»

Islande



Einar Már Gudmundsson
Né à Reykjavík en 1954
L’oeuvre de Gudmundsson compte à ce jour plus d’une vingtaine de romans, de recueils de poésie et de livres pour enfants.
En 1995, Les Anges de l’univers (publié en France par Flammarion et 10/18) reçoit le prestigieux Prix littéraire du Conseil des Pays nordiques.

  • Les Chevaliers de l’escalier rond, traduit par Éric Boury, Gaïa, 2007
« Jóhann Pétursson est un enfant des quartiers populaires de Reykjavík. Le jour où il donne un coup de marteau sur la tête d’Óli, il ne tardera pas à regretter amèrement son geste. Car Óli décide de ne plus l'inviter à son anniversaire auquel doit assister son tonton policier, véritable hercule, héros du quartier et des pages sportives du Journal du Matin, rien que ça ! Mais après tout, ce n'est pas la faute de Jóhann si Óli a placé sa tête sur le chemin du marteau. C'est la faute de son père qui n’a pas rangé le marteau, la faute du marchand de marteau, la faute du fabriquant… »

Samedi 10 novembre 2007


Ouverture du Bar nordique, dédicaces des écrivains

(atelier n°2)

Lectures (romans nordiques) par les comédiens Sophie Merceron et Yves Arcaix

(atelier n°1)

Voix de femmes dans la littérature nordique


Modérateur :
Éric Pessan
Écrivain, rédacteur en chef de la revue Éponyme.

Danemark



Iselin C. Hermann
Née en 1959, Iselin C. Hermann est éditrice dans la plus prestigieuse maison d’édition danoise de livres d’art.

  • L’Admiratrice, traduit par Johannes Kreisler, Robert Laffont, 2000

« Voici un petit roman fascinant qui entraîne son lecteur de page en page, le coeur battant, comme l’amant qui attend du courrier. C’est acrobatiquement beau. »
Bjørn Dredal, Poliken

Norvège



Hanne Ørstavik
Née en 1969
Hanne Ørstavik est une voix très particulière de la littérature norvégienne contemporaine.
Elle n’est pas sans rappeler celles des écrivains françaises Jeanne Benameur ou Leslie Kaplan qu’elle a traduite en norvégien.
Je suis pasteure, son septième roman, a été couronné du Brageprisen en 2004.

  • Un amour sous clef, traduit par Olivier Gouchet, Le Reflet, 2000 (épuisé)
  • Je suis pasteure, traduit par Jean-Baptiste Coursaud, Les Allusifs, à paraître début 2008
« Liv, la pasteure, officie dans le nord de la Norvège, une région où elle s’est installée après avoir quitté l’Allemagne pour oublier le suicide de son amie la plus proche. Elle y écrit une thèse sur les procès de Kautokeino au XIXe siècle. Mais dans sa vie personnelle, dans l’exercice de ses fonctions ou dans son trvail universitaire, Liv aimerait accéder à cette insondable réalité : pourquoi les Hommes ne se comprennent-ils pas ? Le roman nous donne une réponse : il existe un lieu dans le discours où se logent les mots, les paroles qui reflètent le fond de notre pensée, mais aussi toutes ces phrases que nous sommes incapables de prononcer. La vérité en somme. »


Islande



Kristín Omarsdóttir
Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes et de pièces de théâtre, Kristín Omarsdóttir est l’auteur de quatre romans tous plus originaux les uns que les autres.

  • T’es pas la seule à être morte, traduit par Éric Boury, Le Cavalier bleu, 2003

« Comment ne pas penser à la comptine des « Dix petits nègres » en lisant l’étrange roman de Kristín Ómarsdóttir ? Dans un village de pêcheurs islandais, un veuf et ses quatre fils entourent le cadavre de la dernière femme de la famille, qui s’est jetée à l’eau. Le père puis l’un des garçons la rejoindront au Ciel… La famille vit en huisclos, coupée du monde, mais non de l’autre monde où ses membres décédés, qui fréquentent Hemingway et Léonard de Vinci autour d’un Bacardi, observent les vivants. Sous l’oeil distant du jeune Högni, et à travers des dialogues savoureux riches en formules sentencieuses, la mort et l’amour côtoient leur cortège de tabous dans un univers carnavalesque où le monde des morts semble plus réel que celui des vivants… »

Søren Kierkegaard (1813-1855) : « Un philosophe de l’amour »


« La plus noble idéalité qu’une femme puisse susciter en l’homme consiste proprement à éveiller en lui la conscience de l’immortalité. »
Søren Kierkegaard, In « In vino veritas », Traduit du danois par Paul-Henri Tisseau, Bouquins/Laffont, 1993

Modératrice :
Christine Lecerf
Traductrice, journaliste et productrice à France Culture

Vincent Delecroix
Né en 1969, ancien élève de l’École normale supérieure d’Ulm, agrégé et docteur en philosophie, diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris, Vincent Delecroix est Maître de conférences à l’École pratique des hautes étude où il y enseigne la philosophie de la religion.
Il a publié plusieurs romans parmi lesquels :

  • À la porte, Gallimard, 2004
  • Ce qui est perdu, Gallimard, 2006
  • La Chaussure sur le toit, Gallimard, 2007
  • Retour à Bruxelles, Actes Sud, 2003
  • La Preuve de l’existence de Dieu, Actes Sud, 2004

Les éditions du Félin ont par ailleurs publié en 2006 sa traduction de Exercice en christianisme de Kierkegaard, Singulière philosophie : Essai sur Kierkegaard et Dire la vérité, discours et littérature chez Kierkegaard.

Philippe Forest
Écrivain, professeur de littérature et critique littéraire, cinématographique et artistique né en 1962. Il est l’auteur de nombreux essais et de romans parmi lesquels :

  • L’Enfant éternel, Gallimard, 1997, Prix Femina du Premier roman
  • Toute la nuit, Gallimard, 1999
  • Sarinagara, Gallimard, 2004, Prix décembre
  • Le Nouvel Amour, Gallimard, 2007

Son dernier essai, Le Roman, le réel et autres essais, a paru aux Éditions Cécile Defaut en 2007.

Jackie Pigeaud
Professeur de grec à l’université de Nantes et à l’Institut de France, Jackie Pigeaud est bien connu pour ses travaux sur l’histoire de la pensée médicale de l’Antiquité à nos jours, particulièrement sur l’histoire des « maladies de l’âme » et de la mélancolie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages :

  • L’Homme de génie et la mélancolie, Rivages, 1991
  • L’Art et le Vivant, Gallimard, 1995
  • Poésie du corps, Payot-Rivages, 1999
  • Histoires de jardins : Lieux et imaginaire, PUF, 2001
  • Les Loges de Philostrate, Le Passeur, 2003

Concert électro-pop de Opiate

Musicien danois Musicien et producteur installé à Copenhague, Thomas Knack a sorti de nombreux albums sous le nom d’Opiate, notamment sur le prestigieux label berlinois Morr Music (Lali Puna, Mùm, Tied & Tickled Trio…).

Outre ses collaborations avec Alva Noto et Björk, il compose régulièrement pour le théâtre et diverses compagnies de danse contemporaine et a écrit et produit la musique du film « Reconstruction », qui s’est vu décerner deux prix au festival de Cannes 2003.

Dimanche 11 novembre 2007


Ouverture de la Grande librairie nordique


Le polar nordique

Depuis plus de dix ans, le polar nordique, très à la mode, envahit les tables des librairies et certains auteurs sont devenus de véritables “monstres sacrés”. Comment expliquer ce phénomène ? Nous essaierons d’y répondre en nous interrogeant sur les oeuvres des écrivains suivants :

Modérateur :
Gérard Meudal
Traducteur et journaliste au Monde des livres.

Danemark



Leif Davidsen
Né en 1950, auteur très populaire dans son pays, rédacteur d’émissions documentaires pour la radio et télévision danoise, Leif Davidsen enrichit les intrigues de ses romans à suspense de sa très bonne connaissance des équilibres géopolitiques tant européens qu’internationaux.
Longtemps grand reporter et correspondant à l’étranger, cet excellent écrivain danois est un grand spécialiste des anciens pays de l’Est, notamment ceux de l’ancienne Union soviétique.

  • Un Russe candide, Gaïa,1997
  • La Chanteuse russe, Gaïa, 1999
  • La Photo de Lime, Gaïa, 2000
  • Le Danois serbe, Gaïa, 2001
  • Le Dernier espion, Gaïa polar, 2002
  • La Femme de Bratislava, Gaïa polar, 2004 et Folio Policier, 2006
  • L’Ennemi dans le miroir, Gaïa polar, 2006

Tous les romans de Leif Davidsen sont traduits par Monique Christiansen (à l’exception du Dernier espion traduit par Martine Selvadjian).

Norvège



Gunnar Staalesen
Né en 1947
Après des études de philologie, Gunnar Staalesen, débute en littérature à l’âge de 22 ans.
Il se lance peu à peu dans le roman policier et crée en 1975 le personnage de Varg Veum dont il fera le héros dans une douzaine de romans.
Tous les polars de cet écrivain norvégien suivent parfaitement les règles du genre (problèmes existentiels du détective privé, conflits avec les femmes, penchant pour l’alcool…) pour dénoncer, non sans cynisme, les plaies et vices de la société.

  • Le Loup dans la bergerie, traduit par Olivier Gouchet, Le Rocher, 1994, rééd. Gaïa, 2002 et Folio Policier, 2004
  • Brebis galeuses, L’Aube, 1997 et L’Aube Poche, 2005
  • Pour le meilleur et pour le pire, traduit par Élisabeth Tangen et Alexis Fouillet, Gaïa, 2002 et Folio Policier, 2004
  • La Belle dormit cent ans, traduit par Élisabeth Tangen et Alexis Fouillet, Gaïa, 2002 et Folio Policier, 2004
  • La Femme dans le frigo, traduit par Élisabeth Tangen, Gaïa, 2003 et Folio Policier, 2006
  • La Nuit tous les loups sont gris, traduit par Alexis Fouillet, Gaïa, 2005
  • Anges déchus, traduit par Élisabeth Tangen et Alexis Fouillet, Gaïa, 2005
  • Le Roman de Bergen (Tomes 1 et 2) : 1900 L’Aube, traduits par Alexis Fouillet, Gaïa, 2007
  • Le Roman de Bergen (Tomes 3 et 4) : 1900 Le Zénith, traduits par Alexis Fouillet, Gaïa, 2007



Kjell Ola Dahl
Né en 1958, Kjell Ola Dahl cesse d’enseigner en 2000 pour se consacrer à l’écriture, qu’il délaisse parfois pour entretenir son tracteur et s’occuper de ses champs. Ses inspecteurs ont pour nom Gunnarstranda et Frølich.

  • 96°, traduit par Francine Girard et revisé par Nils Ahl, coll. Série noire, Gallimard, 2005
  • L’Homme dans la vitrine, traduit par Alain Gnaedig, coll. Série noire, Gallimard, 2007



Islande



Arni Thorarinsson
Arni Thorarinsson est né en 1950 à Reykjavik où il vit actuellement. Après un diplôme de littérature comparée à l’université de Norwich en Angleterre, il devient journaliste dans différents grands journaux islandais. Il participe à des jurys de festivals internationaux de cinéma et a été organisateur du Festival de cinéma de Reykjavik de 1989 à 1991.

  • Le Temps de la sorcière, traduit par Éric Boury, éditions Métailié, 2007


Dédicaces des écrivains

(atelier n°2)

Lectures (romans policiers nordiques) par les comédiens Sophie Merceron et Yves Arcaix

(atelier n°1)

L’imaginaire et le légendaire islandais à travers les sagas


Frantz Olivié
« Une expérience de l'étrange littéraire : éditer les sagas légendaires islandaises. »
Directeur des éditions Anacharsis à Toulouse, il a notamment édité La Saga des fiers-à-bras du Prix Nobel de littérature H. K. Laxness dans une nouvelle traduction de Régis Boyer, La Saga de Bardr, la Saga de Hrolfr sans Terre et la Saga de Ragnarr aux braies velues. Ses livres sont diffusés et distribués par Les Belles Lettres.

Régis Boyer
Professeur émérite de langues, littératures et civilisations scandinaves à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV), Régis Boyer est un des meilleurs connaisseurs de la littérature de l’Europe du Nord, ancienne et moderne, dont il a traduit de nombreuses oeuvres (Andersen, Kierkegaard, Hamsun, Blixen…). Il a notamment traduit les Sagas islandaises publiées dans la Bibliothèque de la Pléiade et plusieurs oeuvres du Prix Nobel de littérature islandais Halldór Kiljan Laxness (La Cloche d’Islande, La Saga des fiers-à-bras…).

Projection du film « The sea » de Baltassar Kormakur

Comédie dramatique, 2003, 1h40
Interprétation : Hélène de Fougerolles, Gunnar Eyjolfsson, Gudrun S. Gisladottir, Hilmir Snaer Gudnason
Le second film, après « 101 Reykjavik », de l’enfant terrible du cinéma islandais.

« Agust a quitté l’Islande pour suivre ses études de gestion à Paris, qu’il a rapidement abandonnées pour se consacrer à sa passion : la musique.
À la demande de son père, il accepte de revenir après plusieurs années dans son pays natal, bien qu’il redoute de l’affronter, car il n’a jamais trouvé le courage de lui avouer la vérité.
Accompagné de Françoise, sa fiancée française, il débarque dans un village coincé entre la mer et les fjords, éloigné de tout et replié sur lui-même. »

« Personne n’en sort indemne, mais le cinéaste maîtrise son sujet avec assez d’habileté pour que la charge ne confine pas au pensum. » LIBÉRATION

Pendant toute la durée de la manifestation :


Exposition de photographies de l’artiste norvégien Rune Johansen


Rune Johansen
Né en 1957 à Bodø, photographie le quotidien des gens ordinaires (intérieur des maisons : chambre, salon, cuisine, cave, grenier…) dans le nord de la Norvège. Il expose depuis 1990 dans le monde entier. Dans Insolite Nordland (éditions Gaïa, 2007), il rend hommage à son pays natal avec des images sensibles, souvent décalées, qu’il commente avec simplicité, humour et tendresse.

Expositions de Georges Lemoine, Delphine Grenier et Marc Boutavant :

Trois illustrateurs pour la Jeunesse de contes d’Andersen

Grande librairie nordique animée par la librairie Vent d’Ouest du lieu unique

Littérature, poésie, sagas, contes… Littérature et albums jeunesse… Essais et sciences humaines… Beaux-arts et beaux livres, photographie, cinéma, guides de voyage, cuisine…

Bar et restaurant nordiques


Avec le soutien du Conseil régional des Pays de la Loire et de la Ville de Nantes, du Conseil général de Loire-Atlantique, de la Ville de Nantes, de la DRAC des Pays de la Loire et du Centre national du livre.
Avec la participation du Fonds pour la Culture nordique (NORDEN), du Centre des Arts danois (KUNSTRÅDET), de l'Ambassade royale du Danemark, du Fonds pour la promotion de la littérature norvégienne (NORLA), de l'Ambassade royale de Norvège, du Fonds pour la promotion de la littérature islandaise et de l'Ambassade d’Islande.
Avec le concours du lieu unique et de la Librairie Vent d’Ouest à LU. Avec le mécenat de la Société Multigraphic, de Bo concept, d'Optique Le Provost, de L’Éclat de verre et de La SNCF. Avec le partenariat de Presse-Océan et de Télénantes.
Merci à Éditions Gaïa (Larbey), Arabella Cruse (Agence littéraire Wandel Cruse Paris), Asbjørn Øverås (Oslo).